Archives pour la catégorie Budõ

Ecole de Daito Ryu (VO)

Un reportage en japonais consacré à un professeur de Daito Ryu. Son école est rattachée au Nihon Kobudō Kyokai  (Association pour les arts martiaux traditionnels japonais), organisation appartenant au Nippon Budokan dont le but est de fédérer les écoles martiales traditionnelles (koryu) afin de contribuer à leur sauvegarde, à leur diffusion et à leur promotion. Elle rassemblait en 2009 près de 80 écoles traditionnelles.

http://www.youtube.com/watch?v=RsNYMIKUkUc&feature=related

Ecole de Daito Ryu  (VO)

Daito-ryu aiki-jujutsu

L’apprentissage de cet art martial japonais créé au 11ème siècle n’a jamais eu pour finalité la capacité de se battre mais celle de survivre. Ce n’est ni un jeu, ni un sport.  Les principes et techniques du Daito-ryu sont complexes et difficiles à apprendre, il faut donc des années pour pouvoir les maîtriser. Ce processus permet de filtrer les individus qui ne seraient pas assez mûrs pour pouvoir utiliser de telles techniques sereinement. Le caractère originel (dévastateur et létal) des technique du Daito-ryu oblige à cette sélection. Historiquement, le Daito-ryu resta l’apanage du fameux clan Takeda jusqu’en 1898 lorsque Sokaku Takeda (1860-1943) décida de l’enseigner au public pour la 1ère fois. L’histoire écrite de cet art commence donc avec lui et il en est ainsi considéré comme son fondateur.  Morihei Ueshiba est sans nul doute le plus médiatisé des élèves de Sokaku Takeda. La vidéo commence véritablement à 3 mn. Ames sensibles, s’abstenir. 

Daito-ryu aiki-jujutsu

koshiki No Kata

Kito ryu est une école traditionnelle de jujutsu dont l’origine remonte au début de la période Edo (17ème siècle). Le Kito ryu mérite une place particulière dans les arts martiaux en raison de ses éléments « ésotériques », éléments semblables à ceux de l’aïkijutsu. Ces techniques sont généralement exécutées en armure ou dans des robes longues ressemblant à l’armure. Ce sont surtout des projections jetant un adversaire à terre. Elles ont été considérées difficiles même par des maîtres tels que Jigoro Kano (judo) et Morihei Ueshiba (aikido) qui les avaient étudié de manière approfondie avant de les incorporer dans leurs propres méthodes modernes. Les concepts initiaux de Kito Ryu sont préservés pour toujours dans le kata de judo Koshiki-No-kata qui doit être présenté au passage du 8ème dan.

Koshiki No Kata – Jigoro Kano et Yamashita Yoshiaki – 1930

Otake Risuke

Dans un précédent article nous avons parlé du Katori Shinto Ryu, cette très ancienne école d’arts martiaux, et de son Senseï, Otake Risuke. Dans cette nouvelle vidéo nous retrouvons Senseï Risuke, quelques décennies plus tôt, dans une démonstration de Kenjutsu et d’Iaïdo.

Otake Risuke

Yabusame

Le yabusame est une technique de tir à l’arc japonaise pratiquée à cheval. L’archer tire des flèches sans pointes (soit sifflantes, soit avec une boule au bout) sur trois cibles. Un archer de yabusame descend une piste de 255 mètres de long à grande vitesse. L’archer contrôle son cheval principalement avec ses genoux, puisqu’il a besoin de ses deux mains pour bander l’arc et tirer. Toucher les trois cibles est considéré comme une admirable réussite. Le placement des cibles de yabusame et les cibles elles-mêmes représentent de façon rituelle la cible optimale pour un coup fatal sur un opposant portant l’armure complète traditionnelle des samourai (O-Yoroi) qui ne laisse à nu que l’espace au-dessous de la visière du casque. Le yabusame en tant qu’art martial aidait les samouraïs dans l’apprentissage de la concentration, de la discipline et du raffinement. Le Zen enseignait des techniques de respiration pour stabiliser l’esprit et le corps, donner de la clarté et de la concentration. Pour être capable de calmement, bander l’arc, viser, et tirer dans la fureur d’une bataille, et recommencer, était la marque d’un vrai samouraï qui avait maitrisé son entraînement et sa peur.

Yabusame

Katori shinto ryu

Tenshin Shōden Katori Shintō-ryū est l’une des plus anciennes écoles d’arts martiaux japonais ou Koryu Bujutsu. Elle fut fondée par un maître d’armes respecté,  le duc Iisaza Ienao en 1447, lors de sa retraite au temple de Katori-jingû. L’école Tenshin Shoden Katori Shinto ryu, représentée par Otake Risuke, garde les anciens principes propres aux koryu. Tout élève souhaitant rejoindre l’école doit, au préalable, signer de son sang, un serment de respect et d’allégeance aux principes de l’école, le Keppan. Cette règle, est tenue en grande considération par Otake sensei, qui souhaite en premier lieu s’assurer que les groupes qui pratiquent le ryu à travers le monde, sous son autorité, pratiquent tous le même Katori, dans la forme et dans l’esprit, ceci afin de préserver et transmettre une tradition vieille de plusieurs siècles comme les anciens ont pu le faire jusqu’à nos jours.

Katori shinto ryu

Kyudõ

Le kyūdō est un art martial japonais (budõ), issu du tir à l’arc guerrier (kyujutsu).

Cette discipline se singularise de sa contrepartie occidentale par les influences mélangées propres à la culture japonaise: le zen, le Confucianisme et aussi le taoïsme et le shintoisme.

Le kyūdō est une des voies martiales japonaises, cherchant le développement de la discipline du corps et du groupe, par la maîtrise des gestes. Le pratiquant recherche un mouvement parfait, pour pouvoir transcender à la fois le désir de l’ego et l’objectif très terre à terre, consistant à percer une feuille de papier servant de cible, avec un minimum de tension musculaire et un maximum d’énergie spirituelle, ki. La gestuelle esthétique résulte d’une chorégraphie codifiée. Atteindre précisément la cible est la conséquence du bon équilibre entre un corps et un esprit disciplinés et harmonisés.

Kyudo